S'inscrire
Inscription gratuite, mais obligatoire!
Engagement à l'inscription:
- Participer aux 4 séances.
- Répondre aux sondages d'évaluation du programme.
- Soumettre un cas pour discussion.
Les enfants et adolescent(e)s ayant des troubles du neurodéveloppement, tels que trouble du spectre autistique, TDAH, syndrome de tourette, trouble de la coordination motrice, trouble du langage, déficience intellectuelle, etc. sont vulnérables aux problèmes de santé mentale et de comportement qui sont un déterminant majeur de leur qualité de vie et un motif très fréquent de soins et services.
Vous êtes un(e) médecin ou un(e) professionnel(le) et…
- Vous vous sentez parfois démuni(e) face aux besoins de santé mentale des enfants et adolescent(e)s avec troubles de neurodéveloppement (TND) ?
- Vous aimeriez discuter de vos cas avec une équipe interdisciplinaire ?
Le CHU Sainte-Justine offre une possibilité de développement continu de 4 séances via Zoom, débutant le jeudi 3 septembre 2026, de 12 h à 13 h 30.
Fréquence : une séance de 90 minutes, aux 4 semaines
Nous proposons depuis septembre 2024 un double programme pour répondre aux besoins variés des professionnel(le)s :
- Cycle d'initiation (4 séances) : Destiné aux intervenantes et intervenants oeuvrant auprès des enfants et adolescent(e)s ayant des troubles de santé mentale et de neurodéveloppement ET n'ayant jamais participé à un programme ECHOMD.
- Cycle continu (8 séances) : Destiné aux intervenantes et intervenants oeuvrant auprès des enfants, adolescentes et adolescents ayant des troubles de santé mentale et de neurodéveloppement ET ayant déjà participé à un ou des programmes ECHOMD.
Les participant(e)s de ces deux programmes pourront soumettre et présenter un cas afin d'être guidés sur la prise en charge des enfants et adolescent(e)s présentant un ou des enjeux de santé mentale et de neurodéveloppement.
Public cible
Cette activité s'adresse en priorité, mais non exclusivement, aux intervenant(e)s
- Éducatrices et éducateurs spécialisé(e)s
- Ergothérapeutes
- Infirmières et infirmiers
- Médecins
- Orthophonistes
- Pédiatres
- Pharmaciennes et pharmaciens
- Psychoéducatrices et psychoéducateurs
- Psychologues
- Travailleuses sociales et travailleurs sociaux
ou tout autres professionnel(le)s), oeuvrant hors des grands centres urbains du Québec, qui interviennent auprès d'enfants et d'adolescent(e)s ayant des troubles du neurodéveloppement (TND) et qui n'ont jamais participé à un programme de télémentorat ECHO.
Format
Le programme est composé de 4 séances de télémentorat de 90 minutes, aux 4 semaines.
La première partie de la rencontre est consacrée à la présentation d'une capsule de formation présentée par un(e) expert(e).
La deuxième partie de la séance est consacrée à une discussion d'un cas réel anonymisé soumis par un(e) participant(e).
Cette partie comprend une période de questions, par les participant(e)s et les expert(e)s, suivie de recommandations par les membres experts de l'équipe.
Objectifs de la formation et compétences visées
Les participant(e)s vont :
- Se familiariser avec les enjeux de santé mentale des personnes avec des troubles de neurodéveloppement (TND).
- Développer sa compréhension des diagnostics positifs et différentiels, des approches d'évaluation
- Augmenter ses connaissances sur les différentes interventions et les stratégies de soins.
- Se familiariser avec une approche globale de la santé mentale des personnes avec TND, centrée sur la personne et sa famille et favorisant la qualité de vie.
Les compétences (rôles CanMEDS) visées par ce programme sont :
- L'expertise
- La collaboration
- La communication
- La gestion
- La promotion de la santé
- L'érudition
- Le professionnalisme
Dates des séances 2026
Les séances auront lieu de 12 h 00 à 13 h 30, aux dates suivantes :
- Jeudi | 3 septembre 2026 (Séance 1)
- Jeudi | 1er octobre 2026 (Séance 2)
- Jeudi | 29 octobre 2026 (Séance 3)
- Jeudi | 26 novembre 2026 (Séance 4)
Contenu du programme
Le programme abordera les principaux défis auxquels sont confrontés au quotidien les intervenant(e)s en première ligne de santé mentale en termes de diagnostic, d'intervention, d'orientation.
À travers quatre thèmes spécifiques, le programme vise à familiariser les participant(e)s à une approche centrée sur l'usager, une approche globale tenant compte des différentes composantes d'une situation, à la recherche de solutions tenant compte de l'environnement de soins disponible.
L'équipe du Hub ECHOMD CHU Sainte-Justine - Santé mentale en neurodéveloppement est composée d'expert(e)s qui interviennent auprès de la clientèle en santé mentale présentant des troubles de neurodéveloppement.
Programme des séances 2026
Séance 1
3 septembre 2026 de 12h à 13h30
Capsule didactique
Santé mentale et neurodéveloppement : poser le cadre
Par Mathieu Giroux, personne autiste et co-chercheur
Les participant(e)s vont :
- Expliquer pourquoi les enjeux de santé mentale et de neurodéveloppement se chevauchent fréquemment et s'influencent mutuellement, en s'appuyant sur des exemples cliniques courants (ex. : refus scolaire chez un jeune autiste, détresse chez un adolescent avec TDAH).
- Reconnaître les limites d'une lecture dichotomique (« psychiatrique vs non psychiatrique ») et décrire comment les vulnérabilités développementales, les expériences relationnelles, les contextes de vie et les réponses institutionnelles interagissent pour produire de la souffrance ou soutenir le fonctionnement.
- Distinguer les différentes finalités du soin (curative, adaptative, réadaptative, de soutien durable) et identifier laquelle ou lesquelles sont les plus pertinentes dans une situation clinique donnée.
- Nommer les barrières systémiques fréquentes à l'intersection santé mentale–neurodéveloppement (cloisonnement des services, stigmatisation, sentiment d'impuissance clinique, risque de retraumatisation).
+ DISCUSSION D'UN CAS SOUMIS PAR LES PARTICIPANT(E)S
Séance 2
1er octobre 2026 de 12h à 13h30
Capsule didactique
La formulation de cas : des diagnostics aux besoins
Par Baudouin Forgeot d’Arc, psychiatre, CHU Sainte-Justine
Les participant(e)s vont :
- Différencier ce que le diagnostic apporte (langage commun, repères, accès aux services) de ce qu'il ne fournit pas (compréhension des besoins actuels, orientation précise de l'intervention), et identifier les risques d'un usage réducteur du diagnostic (figer, simplifier, masquer, rendre « incompétent »).
- Appliquer une démarche de formulation clinique structurée en passant du « qu'est-ce qu'il a ? » au « qu'est-ce qui se passe ? » puis au « qu'est-ce qui pourrait aider ? », en intégrant les catégories diagnostiques, les mécanismes en jeu, les facteurs de maintien, les besoins et les leviers.
- Identifier, à partir d'une vignette clinique, les besoins prioritaires d'un jeune (sécurité, régulation émotionnelle, soutien aux transitions, adaptation scolaire, compréhension mutuelle, réduction de surcharge, soutien parental, continuité des services) indépendamment du diagnostic posé.
- Justifier comment les données probantes, le contexte du jeune, ses préférences, son profil développemental et les ressources disponibles se combinent pour guider une décision clinique individualisée — en articulant pratique fondée sur les preuves et flexibilité clinique.
+ DISCUSSION D'UN CAS SOUMIS PAR LES PARTICIPANT(E)S
Séance 3
29 octobre 2026 de 12h à 13h30
Capsule didactique
Posture clinique : approche sensible au trauma, intersectionnalité, neuroaffirmation
Par Geneviève Carobene, psychologue, CHU Sainte-Justine
Les participant(e)s vont :
- Appliquer les principes fondamentaux d'une approche sensible au trauma (sécurité, prévisibilité, choix, collaboration, attention aux déclencheurs) à une situation clinique impliquant un jeune présentant des enjeux de santé mentale et de neurodéveloppement.
- Analyser comment les rapports sociaux (genre, culture, pauvreté, racisme, handicap, exclusion) modulent l'expérience des soins d'un jeune et de sa famille, et en tirer des implications concrètes pour sa propre pratique.
- Distinguer une posture neuroaffirmative (reconnaître les profils neurodéveloppementaux comme des variations du fonctionnement humain) d'une posture centrée uniquement sur le déficit, tout en évitant l'écueil inverse de la romantisation ou du déni des difficultés réelles.
- Évaluer dans quelle mesure ses propres pratiques d'intervention produisent davantage de sécurité ou de menace, de pouvoir d'agir ou d'impuissance, et identifier au moins un ajustement concret à apporter (ex. : ajustement des demandes, modification du cadre, attention à un déclencheur spécifique).
+ DISCUSSION D'UN CAS SOUMIS PAR LES PARTICIPANT(e)S
Séance 4
26 novembre 2026 de 12h à 13h30
Capsule didactique
Le partenariat en pratique : objectifs, moyens, plan partagé et révision
Par Sylvie Pelletier, psychoéducatrice, CHU Sainte-Justine
Les participant(e)s vont :
- Distinguer les différents niveaux de partenariat (informer → demander l'accord → ajuster selon sa compréhension des besoins → co-construire ensemble la direction et les critères de progrès) et situer sa propre pratique sur ce continuum.
- Formuler, en collaboration avec le jeune et sa famille, des objectifs d'intervention concrets, liés au fonctionnement et à la qualité de vie, en évitant les objectifs flous ou purement institutionnels.
- Élaborer un plan d'intervention partagé qui clarifie les rôles respectifs (jeune, famille, école, professionnel, réseau), les moyens retenus et les étapes de mise en œuvre, en tenant compte des tensions possibles entre les besoins du jeune, de la famille et du milieu scolaire.
- Planifier un processus de révision explicite du plan, en intégrant des critères observables de progrès et en présentant la révision comme une composante normale du soin de qualité plutôt que comme un échec.
+ DISCUSSION D'UN CAS SOUMIS PAR LES PARTICIPANT(e)S
Accréditation
La Direction du développement professionnel continu de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal est pleinement agréée par l'Association des facultés de médecine du Canada (AFMC) et par le Collège des médecins du Québec (CMQ).
Déclaration de formation continue au Collège des médecins du Québec : Les médecins qui participent à cette activité peuvent déclarer 6 heure(s) de développement professionnel reconnu dans la catégorie A, sous l’onglet « Activité reconnue par un organisme québécois agréé en formation continue ».
La présente activité est une activité d'apprentissage collectif agréée (section 1), au sens que lui donne le programme de Maintien du certificat du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada; elle a été approuvée par la Direction du DPC de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal pour un maximum de 6 heure(s).
Les participants doivent réclamer à leur ordre professionnel respectif un nombre d’heures conforme à leur participation.
Équipe et coordination 2026
L'équipe est composée de :
DIRECTION DU PROGRAMME
- Docteur Baudouin Forgeot d’Arc, pédopsychiatre et responsable académique, Département de psychiatrie et chef de la clinique « Psychiatrie et Neurodéveloppement », service ambulatoire de psychiatrie | CHU Sainte-Justine
MEMBRES DU HUB
- Geneviève Carobene, psychologue | CHU Sainte-Justine
- Mathieu Giroux, personne autiste et co-chercheur
- Sylvie Pelletier, psychoéducatrice | CHU Sainte-Justine
- Virginie Pilon, orthophoniste | milieu scolaire
- Marie-Pier Poulin-Lord, pédiatre du développement | CHU Sainte-Justine
Avec le soutien de Philippe Dodin, bibliothécaire | CHU Sainte-Justine
COORDINATION DU PROGRAMME
- Valérie Calédec, conseillère en gestion d'événements, direction de l'enseignement et de l'innovation pédagogique | CHU Sainte-Justine
- Amel Yahiaoui, technicienne en administration, direction de l'enseignement et de l'innovation pédagogique | CHU Sainte-Justine